Lina Gynial 0,120 mg/0,015 mg par 24 heures, anneau vaginal

 

Composition

 

Principes actifs

 

Étonogestrel, éthinylestradiol.

 

Excipients

 

Copolymère éthylène-acétate de vinyle, stéarate de magnésium.

 

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

 

Anneau synthétique souple, transparent et pratiquement incolore, à utiliser dans le vagin. Lanneau a un diamètre externe de 54 mm et une section transversale de 4 mm. Lina Gynial contient 11,7 mg d'étonogestrel et 2,7 mg d'éthinylestradiol.

La libération s’élève en moyenne à 0,120 mg d’étonogestrel et à 0,015 mg d’éthinylestradiol par 24 heures sur une période de trois semaines.

 

Indications/Possibilités demploi

 

Contraception hormonale à usage vaginal.

 

La décision de prescrire Lina Gynial doit être prise en tenant compte des facteurs de risque actuels de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à Lina Gynial par comparaison avec les autres contraceptifs hormonaux combinés (CHC) (voir rubriques «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).

 

Posologie/Mode demploi

 

Les CHC tels que Lina Gynial ne devraient être prescrits que par des médecins ayant l'expérience de ces traitements et qui sont en mesure, dune part, de fournir aux patientes toutes les explications requises sur les avantages et inconvénients de toutes les méthodes contraceptives disponibles et, dautre part, de procéder à un examen général et gynécologique.

 

La prescription dun CHC doit en principe se faire conformément aux dernières recommandations de la Société Suisse de Gynécologie et dObstétrique (SSGO).

 

Utilisation de Lina Gynial

 

Lina Gynial peut être placé dans le vagin par la femme elle-même. Le médecin doit expliquer à la femme les modalités dinsertion et de retrait de lanneau. Pour linsertion, la femme doit choisir la position qui lui semble la plus confortable, p. ex. debout avec une jambe surélevée, en position accroupie ou en position couchée. Il convient de comprimer Lina Gynial entre les doigts et de lenfoncer dans le vagin jusquà ce que son port soit confortable. La position exacte de Lina Gynial dans le vagin naffecte pas leffet contraceptif (voir Figures 1-4).

 

Une fois que Lina Gynail a été mis en place, il reste dans le vagin pendant les trois semaines suivantes. La femme peut à tout moment vérifier si Lina Gynial se trouve effectivement dans le vagin. Il est conseillé de vérifier régulièrement que lanneau est bien en place, p. ex. après avoir fait du sport ou de la natation et éventuellement avant et après un rapport sexuel.
Si Lina Gynial est expulsé accidentellement (p. ex. lors du retrait dun tampon), voir les instructions au chapitre «Anneau temporairement hors du vagin (expulsion de lanneau)».

 

Trois semaines plus tard, il faut retirer Lina Gynial le même jour de la semaine, puis rester une semaine sans anneau, avant de mettre en place un nouvel anneau (si p. ex. Lina Gynial a été inséré un mercredi à 22 heures, il faut retirer lanneau trois semaines plus tard, le mercredi vers 22 heures. Un nouvel anneau sera mis en place le mercredi suivant).

 

Pour retirer Lina Gynial du vagin, il faut soit passer lindex sous le bord antérieur de lanneau, soit maintenir le bord entre lindex et le majeur, avant de tirer (voir Figure 5). Il faut remettre lanneau usagé dans le sachet refermable et le jeter (ne pas le jeter dans les toilettes). Il faut le tenir hors de la vue et de la portée des enfants et des animaux domestiques.

 

Pendant la phase de suspension de lutilisation, il se produit généralement une hémorragie de privation qui débute habituellement 2-3 jours après le retrait de Lina Gynial et peut persister alors que lanneau suivant est déjà en place.

 

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Figure 1:

Extraire l’anneau du sachet.

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Figure 2:

Comprimer lanneau entre les doigts.

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Figure 3:

Choisir une position confortable pour linsertion de lanneau.

 

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Figure 4A:

Dune main, introduire lanneau dans le vagin; au besoin, écarter les lèvres vulvaires de lautre main.

Figure 4B:

Enfoncer lanneau profondément dans le vagin, jusquà ce que son port soit confortable.

Figure 4C:

Lanneau reste en place pendant trois semaines.

 

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Figure 5:

Extraire l’anneau soit en plaçant lindex en crochet sous le bord antérieur de lanneau, soit en tirant en tenant le bord entre lindex et le majeur.

 

 

Début de l'utilisation de Lina Gynial

Femmes qui n'ont pas utilisé de contraceptif hormonal pendant le cycle précédent

Il faut insérer Lina Gynial le premier jour du cycle naturel de la femme (c.-à-d. le premier jour des règles). Lina Gynial peut aussi être inséré les jours 2 à 5 du cycle. Toutefois, dans ce cas, il est recommandé dutiliser, en plus, une méthode contraceptive de type mécanique (p. ex. préservatif masculin) pendant les 7 premiers jours dutilisation de Lina Gynial.

 

Remplacement dun contraceptif hormonal combiné (CHC) par Lina Gynial

Insérer Lina Gynial au plus tard le lendemain de la pause thérapeutique habituelle ou de la prise des comprimés de placebo du CHC précédent ou de la période de suspension de lutilisation du patch.

 

Remplacement dune contraception purement progestative (minipilule, implant, progestatif injectable) ou d’un dispositif intra-utérin libérant un progestatif [DIU]) par Lina Gynial

Le remplacement dune minipilule par Lina Gynial peut être effectué n’importe quel jour (ne pas respecter de pause). En cas de remplacement dun implant ou dun dispositif intra-utérin (DIU), il faut insérer Lina Gynial le jour du retrait de limplant/du dispositif intra-utérin. En relais dun progestatif injectable, insérer Lina Gynail au moment prévu pour linjection suivante. Dans tous ces cas, il faut utiliser, en plus, une méthode contraceptive mécanique pendant les sept premiers jours.

 

Après un avortement au 1er trimestre de grossesse

La femme peut utiliser lanneau immédiatement. Elle na pas besoin dutiliser dautres méthodes contraceptives. Si lutilisation immédiate nest pas souhaitée, lutilisatrice doit se conformer aux instructions données au paragraphe «Femmes qui nont pas utilisé de contraceptif hormonal pendant le cycle précédent».

Il faut lui conseiller dutiliser, entre-temps, une méthode contraceptive barrière.

 

Après un accouchement ou un avortement au 2e trimestre de grossesse
La décision quant à la (ré)utilisation dun CHC tel que Lina Gynial après un avortement au 2e trimestre de grossesse ou un accouchement doit tenir compte du risque accru daccidents thromboemboliques veineux pendant la période puerpérale (jusquà 12 semaines après laccouchement; cf. «Mises en garde et précautions»). Dans tous les cas, après un accouchement ou un avortement au 2e trimestre de grossesse, lutilisation de Lina Gynial doit débuter au plus tôt entre le 21e et le 28e jour. Si le traitement débute plus tard, il est recommandé dappliquer des méthodes contraceptives supplémentaires non hormonales durant les 7 premiers jours de lutilisation.

Si des rapports sexuels ont eu lieu entre-temps, il convient dexclure léventualité dune grossesse ou dattendre les premières règles naturelles avant de débuter l’utilisation de Lina Gynial.

 

Pour les mères qui allaitent (voir «Grossesse, Allaitement»).

 

Non-respect du mode d'emploi recommandé

Si la femme ne respecte pas le mode demploi recommandé, leffet contraceptif et le contrôle du cycle peuvent être entravés.

Afin déviter la perte de leffet contraceptif, on peut donner les conseils suivants en cas dutilisation non conforme aux recommandations:

 

Allongement de la pause dutilisation de Lina Gynial

Dès quelle constate loubli, la femme doit utiliser un nouvel anneau. En outre, pendant les 7 jours suivants, il faut utiliser en plus une méthode de contraception barrière. Si des rapports sexuels ont déjà eu lieu pendant la période sans anneau, il faut envisager léventualité d'une grossesse. Le risque de grossesse est dautant plus grand que la durée écoulée sans anneau est longue.

 

Oubli de retrait de Lina Gynial après la troisième semaine

Bien que cela ne corresponde pas à la recommandation posologique habituelle, leffet contraceptif est encore suffisant aussi longtemps que Lina Gynial est res dans le vagin pendant un maximum de 4 semaines. La femme doit respecter linterruption habituelle dune semaine puis insérer un nouvel anneau. Par contre, si Lina Gynial a été laissé en place pendant plus de 4 semaines, leffet contraceptif peut être compromis. Cest pourquoi il faut exclure l’éventualité dune grossesse avant linsertion dun nouveau Lina Gynial.

 

Anneau temporairement hors du vagin (expulsion de lanneau)

Lina Gynial doit rester dans le vagin sans interruption pendant trois semaines. Si lanneau a été expulsé accidentellement, on peut le rincer à leau froide ou tiède (jamais à leau chaude!), après quoi il faut le remettre en place immédiatement.

Plus précisément:

 

-Anneau en dehors du vagin pendant moins de 3 heures:

Si lanneau est resté moins de 3 heures en dehors du vagin, son efficacité contraceptive nest pas compromise. Lutilisatrice doit le remettre le plus rapidement possible (au plus tard trois heures après lexpulsion).

-Anneau en dehors du vagin pendant plus de 3 heures ou pour une période dune durée inconnue:
La conduite à tenir dépend du moment du cycle pendant lequel lanneau ne sest pas trouvé dans le vagin:

·Pendant la 1re ou 2e semaine dutilisation:
Si Lina Gynial est resté plus de 3 heures en dehors du vagin, son effet contraceptif peut être compromis. Dès que la femme le constate, elle doit remettre lanneau en place et utiliser en complément un contraceptif barrière jusquà ce que Lina Gynial ait été en place de façon continue pendant 7 jours. Plus Lina Gynial est resté longtemps en dehors du vagin et plus la période sans anneau suivante est proche, plus le risque de grossesse est grand.

·Pendant la 3e semaine d’utilisation:

Si lanneau est resté en dehors du vagin pendant plus de 3 heures au cours de la troisième semaine dutilisation, son effet contraceptif peut être compromis. La femme doit jeter cet anneau et choisir lune des deux options suivantes:

1.Insertion immédiate d'un nouvel anneau.

Linsertion dun nouvel anneau marque le début de la période suivante de 3 semaines. Il ny aura probablement pas dhémorragie de privation. Par contre, des suintements hémorragiques ou des hémorragies en cours de cycle sont possibles.

2.Attendre lhémorragie de privation et ne pas insérer le nouvel anneau plus de 7 jours après le retrait ou l'expulsion (7x24 heures).
Cette option ne doit être choisie que si lanneau a été utilisé de façon continue pendant les 7 jours ayant précédé le retrait ou lexpulsion.

 

En particulier lorsquon ignore pendant combien de temps lanneau est resté hors du vagin, il faudra envisager léventualité dune grossesse et effectuer un test de grossesse avant dinsérer un nouvel anneau.

 

Rupture de lanneau

Dans de rares cas, on a signalé une rupture de lanneau vaginal pendant lutilisation, ce qui peut entraîner des lésions vaginales. Il est recommandé de retirer lanneau rompu le plus rapidement possible et den insérer un nouveau. Pendant les 7 jours suivants, il faut utiliser, en plus, un contraceptif barrière (p. ex. préservatif masculin). Il faut envisager léventualité dune grossesse et consulter le médecin.

 

Si lutilisatrice na pas respecté le mode demploi recommandé et na ensuite pas eu dhémorragie de privation pendant lintervalle sans anneau suivant, il faut exclure léventualité dune grossesse avant linsertion dun nouveau Lina Gynial.

 

Décalage du cycle menstruel

 

Pour retarder la date des règles (allongement du cycle)

Si, dans des situations exceptionnelles, les règles doivent être retardées, la femme doit utiliser immédiatement un nouvel anneau, sans respecter lintervalle sans anneau habituel. Lanneau suivant peut à nouveau être utilisé pendant trois semaines au maximum. Ensuite, poursuivre lemploi de Lina Gynial comme dhabitude, après lintervalle sans anneau habituel dune semaine.

Des suintements hémorragiques ou des hémorragies en cours de cycle sont possibles pendant une utilisation prolongée de lanneau.

 

Pour avancer la date des règles

Pour avancer la date des règles à un jour différent du jour de la semaine habituel, on peut raccourcir la phase dinterruption selon les préférences. Plus la phase dinterruption est courte, plus le risque dabsence dhémorragie de privation et de suintements hémorragiques ou dhémorragies en cours de cycle pendant lutilisation de lanneau suivant est grand.

 

Anomalies des hémorragies

Des hémorragies anormales (suintements hémorragiques ou hémorragies en cours de cycle) sont possibles pendant lutilisation de Lina Gynial, en particulier pendant les premiers mois. Si les anomalies de lhémorragie persistent ou sil survient des hémorragies anormales après des cycles réguliers, alors que lanneau est correctement utilisé, il faut envisager des causes non hormonales. Le médecin doit pratiquer un examen pour exclure léventualité daffections malignes ou dune grossesse. Cela peut impliquer un curetage.

Chez quelques femmes, lhémorragie de privation peut ne pas se produire pendant la phase dinterruption. Si Lina Gynial a été correctement utilisé, une grossesse est improbable. Par contre, si Lina Gynial na pas été utilisé correctement avant la première aménorrhée ou sil y a déjà eu deux épisodes daménorrhée, il faut exclure une grossesse avant de poursuivre lutilisation.

 

Instructions spéciales de dosage

 

Patientes présentant des troubles de la fonction hépatique

Lina Gynial ne doit pas être utilisé chez les femmes souffrant dinsuffisance hépatique.

 

Patientes présentant des troubles de la fonction rénale

Lina Gynial na pas été étudié chez les femmes souffrant dinsuffisance rénale et aucune recommandation posologique ne peut être formulée.

 

Patientes âgées

Après la ménopause, il ny a pas dindication pour Lina Gynial.

 

Enfants et adolescentes

L’efficacité et la sécurité demploi de Lina Gynial ont été étudiées chez des femmes âgées de 18 à 40 ans. Si Lina Gynial est indiqué pour des adolescentes, on recommande la même posologie que chez ladulte.

 

Contre-indications

 

·Présence ou risque de thromboembolie veineuse (TEV)

-Thromboembolie veineuse (patiente traitée par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex. thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire);

-Présence de facteurs de risque majeurs de thromboembolie veineuse tels que:

·Prédisposition héréditaire ou acquise, telle quune résistance à la PCa (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S;

-Présence simultanée de multiples facteurs de risque de thromboembolie veineuse, tels qu’ils sont décrits à la rubrique «Mises en garde et précautions»;

 

·Présence ou risque de thromboembolie artérielle (TEA)

-Événements thromboemboliques artériels, antécédents d’événements thromboemboliques artériels et leurs prodromes (p. ex. angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident ischémique transitoire (AIT), accident vasculaire cérébral);

-Facteurs de risque majeurs d’événements thromboemboliques artériels comme:

·diabète avec complications vasculaires;

·hypertension artérielle sévère;

·dyslipoprotéinémie sévère;

·présence ou antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux;

·prédisposition héréditaire ou acquise à la thromboembolie artérielle, telle quune hyperhomocystéinémie ou la présence danticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique);

-Présence simultanée de multiples facteurs de risque d’événements thromboemboliques artériels, tels que décrits à la rubrique «Mises en garde et précautions»;

-Affection hépatique sévère ou antécédents daffection hépatique sévère, en labsence de normalisation des tests fonctionnels hépatiques;

-Utilisation concomitante de lune des associations de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, glécaprévir/pibrentasvir et sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (médicaments pour le traitement de lhépatite C) (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»);

-Tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes) ou antécédents de tumeurs hépatiques;

-Affections malignes ou prémalignes connues ou suspectées des organes génitaux ou des seins, si ces affections sont hormone-dépendantes;

-Saignements vaginaux dorigine inconnue;

-Présence ou antécédents connus de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie sévère;

-Grossesse confirmée ou suspicion de grossesse;

-Hypersensibilité aux principes actifs ou à lun des excipients de Lina Gynial.

 

Mises en garde et précautions

 

Le risque de thromboembolie veineuse (TEV) et de thromboembolie artérielle (TEA) est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui nen utilisent pas.

Les mises en garde et précautions décrites ci-après doivent être prises en considération avant toute prescription (voir «Risque de thromboembolie veineuse [TEV]» et «Risque de thromboembolie artérielle [TEA]»).

 

Il est important dinformer la patiente des risques d’événements thromboemboliques veineux et artériels, en particulier des symptômes éventuels de TEV et de TEA et des facteurs de risques vasculaires connus ainsi que des mesures à prendre en cas de suspicion de thrombose (voir «Symptômes d’une TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]» et «Symptômes d’une TEA»).

 

Avant de prescrire un CHC tel que Lina Gynial, les bénéfices associés à son utilisation doivent être évalués par rapport aux maladies/risques détaillés ci-dessous. Le degré de gravité de chaque facteur individuel ainsi que la présence concomitante de plusieurs facteurs de risque doivent être pris en compte et discutés avec la patiente (voir également «Contre-indications»). La patiente est en outre invitée à lire attentivement la notice demballage et à suivre les conseils qui y figurent.

 

Avant le début ou le renouvellement de lutilisation dun CHC tel que Lina Gynial, il est nécessaire de procéder à une anamnèse personnelle et familiale minutieuse ainsi quà un examen général et gynécologique approfondi en prenant en compte des contre-indications et des mises en garde et précautions afin de dépister les affections nécessitant un traitement ainsi que les états à risque, et de pouvoir exclure léventualité dune grossesse. Ces examens comprennent généralement une mesure de la tension artérielle, un examen des seins, de labdomen, des organes pelviens (y compris un frottis cytologique du col) et des examens de laboratoire appropriés.

 

Les examens doivent être répétés à intervalles réguliers pendant la durée dutilisation des CHC. Le type et la fréquence des examens doivent toutefois être déterminés individuellement et se référer aux directives de la Société Suisse de Gynécologie et d’Obstétrique (SSGO). Les contre-indications (p. ex. accident ischémique transitoire) et les facteurs de risque (p. ex. anamnèse familiale de thrombose veineuse ou artérielle; cf. «Facteurs de risque de TEV» et «Facteurs de risque de TEA») peuvent apparaître pour la première fois en cours dutilisation dun CHC et doivent dès lors être recherchés lors de chaque contrôle.

 

Motifs imposant larrêt immédiat de lutilisation du médicament

La patiente doit être informée quen cas dapparition de lune des contre-indications précitées ou de lune des situations suivantes, elle doit consulter au plus vite un médecin, qui décidera de la poursuite ou de larrêt de l’utilisation du CHC:

-Épisode inaugural ou exacerbation de céphalées de type migraineux ou augmentation de la fréquence de céphalées dintensité inhabituelle;

-apparition brutale de troubles de la vision, de laudition, du langage ou dautres troubles sensoriels;

-dès les premiers signes dévénements thromboemboliques (cf. «Symptômes de TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]» et «Symptômes de TEA)»);

-4 semaines au moins avant une intervention chirurgicale programmée et pendant une immobilisation, p. ex. à la suite dun accident ou dune opération;

-augmentation cliniquement significative de la tension artérielle (confirmée par des mesures répétées);

-survenue dun ictère, dune hépatite ou dun prurit généralisé;

-vives douleurs épigastriques ou hépatomégalie;

-états dépressifs graves;

-grossesse.

 

Risque de thromboembolie veineuse (TEV)

 

Le risque de TEV est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui nen utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. Le risque de TEV associé aux autres CHC, tels que Lina Gynial, peut être jusquà deux fois plus élevé.

 

La décision d'utiliser le médicament doit être prise uniquement après un entretien avec la patiente, afin de s'assurer quelle comprenne:

-Le risque de TEV associé à Lina Gynial;

-Comment ses facteurs de risque personnels influent sur ce risque?

-Le risque plus élevé de développer une TEV pendant la première année dutilisation (et en particulier pendant les 3 premiers mois);

-Les données disponibles indiquent que ce risque accru de TEV existe aussi bien lors de la première utilisation dun CHC que lors de la réutilisation du même ou dun autre CHC (après une interruption dau moins 4 semaines ou plus);

-Lina Gynial est un médicament. En cas daccident ou dintervention chirurgicale, la patiente doit informer le médecin traitant quelle utilise Lina Gynial.

 

Environ 2 femmes sur 10 000 nutilisant pas de CHC et qui ne sont pas enceintes développeront une TEV au cours dune année. Le risque peut toutefois être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque individuels (voir ci-dessous).

 

À partir des données épidémiologiques disponibles, il est possible destimer que 6 à 12 femmes sur 10 000 utilisant un CHC contenant de létonogestrel développeront une TEV au cours dune année. Par comparaison, ce nombre est estimé à 5 à 7 par année pour 10 000 femmes utilisant un CHC contenant du lévonorgestrel.

Dans les deux cas, le nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.

 

La TEV peut être fatale dans 1 à 2% des cas.

 

Nombre annuel d’événements TEV pour 10 000 femmes

Nombre d’événements TEV

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Non utilisatrices de CHC

CHC contenant du lévonogestrel

CHC contenant de l’étonogestrel

(2 événements)

(5-7 événements)

(6-12 événements)

 

Très rarement, chez des utilisatrices de CHC, des cas de thrombose veineuse ont été signalés en dehors des membres (p. ex. thromboses des veines sinusales ou thromboses des veines hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes).

 

Facteurs de risque de TEV

 

Le risque de complications thromboemboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si dautres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le tableau).

 

Lors de lévaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération laugmentation particulière du risque daccident thromboembolique veineux en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Lina Gynial est contre-indiqué chez les femmes présentant simultanément plusieurs facteurs de risque qui les exposent globalement à un risque élevé de thrombose veineuse.

 

 

Tableau: Facteurs de risque de TEV

 

Facteur de risque

 

Commentaire

 

Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2).

 

Laugmentation de lIMC accroît considérablement le risque. Il est particulièrement important den tenir compte si dautres facteurs de risque sont présents.

 

Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou le bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur.

 

Dans ces situations, il est conseillé de suspendre lutilisation de l'anneau (au moins quatre semaines à lavance en cas de chirurgie programmée) et de ne réutiliser le CHC que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Une autre méthode de contraception doit éventuellement être utilisée afin déviter une grossesse non désirée.

Un traitement anti-thrombotique préventif devra être envisagé si Lina Gynial na pas été interrompu à lavance.

 

Antécédents familiaux (thromboembolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans).

 

En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de Lina Gynial.

Si une thrombophilie est détectée, lutilisation de Lina Gynial est contre-indiquée.

Autres affections médicales associées à un risque accru de TEV.

Lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou colite ulcéreuse), drépanocytose, cancer.

Âge

En particulier au-delà de 35 ans.

 

Remarque: L’immobilisation temporaire, y compris les trajets aériens >4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant dautres facteurs de risque.

 

Il nexiste aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans lapparition ou la progression dune thrombose veineuse.

 

Le risque accru de thromboembolie pendant la période puerpérale doit être pris en compte. Certaines données indiquent en effet que le risque peut être encore augmenté jusquà 12 semaines après laccouchement.

 

Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)

 

La patiente doit être informée quen cas dapparition dun ou de plusieurs de ces symptômes, elle doit consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical quelle utilise Lina Gynial.

-Les symptômes de thrombose veineuse profonde des membres inférieurs peuvent inclure:

· gonflement unilatéral dune jambe ou le long dune veine de la jambe;

· douleur ou sensation de tension dans une jambe, pouvant nêtre ressentie quen position debout ou lors de la marche;

· sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.

-Les symptômes de l'embolie pulmonaire peuvent inclure

· essoufflement subit et inexpliqué, respiration rapide ou détresse respiratoire, intolérance à leffort;

· toux dapparition soudaine, éventuellement accompagnée dexpectorations sanglantes;

· douleur aiguë et soudaine dans la poitrine pouvant samplifier à la respiration profonde;

· obnubilation sévère, vertiges ou sensation dangoisse;

· tachycardie ou arythmie.

 

Certains de ces symptômes (p. ex. «essoufflement», «toux») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes dévénements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p. ex.).

 

Risque de thromboembolie artérielle (TEA)

 

Des études épidémiologiques ont montré une association entre lutilisation de CHC et laugmentation du risque de thromboembolie artérielle (infarctus du myocarde, accident cérébrovasculaire ou accident ischémique transitoire). Avant de décider de prescrire Lina Gynial, la patiente doit être informée de ce risque et, surtout, du fait que des facteurs de risque individuels préexistants sont susceptibles daugmenter ce risque.

 

De très rares cas de thromboses dans dautres vaisseaux sanguins (tels que les artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes) ont été observés.

 

Facteurs de risque de TEA

 

Le risque de complications thromboemboliques artérielles ou daccident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir tableau). Lors de lévaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération laugmentation particulière du risque daccident thromboembolique en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEA doit être pris en compte. Lina Gynial est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou plusieurs facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle.

 

Tableau: Facteurs de risque de TEA

 

Facteur de risque

 

Commentaire

 

Âge

En particulier au-delà de 35 ans.

 

Tabagisme

Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC comme Lina Gynial. Une méthode de contraception différente doit être fortement conseillée aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer.

Hypertension artérielle

 

 

Diabète sucré

Lutilisation de CHC est contre-indiquée chez les femmes diabétiques qui présentent déjà des complications vasculaires.

 

Dyslipoprotéinémie

 

 

Valvulopathie cardiaque

 

 

Fibrillation auriculaire

 

 

Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2)

Laugmentation de lIMC accroît considérablement le risque. Il est particulièrement important den tenir compte si dautres facteurs de risque sont présents.

Antécédents familiaux (thromboembolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans).

En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de Lina Gynial.

Si une thrombophilie est détectée, lutilisation de Lina Gynial est contre-indiquée.

Migraine

Laccroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de lutilisation de Lina Gynial (qui peut être le prodrome dun événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif darrêt immédiat de Lina Gynial.

Autres affections médicales associées à un risque accru de TEA.

Hyperhomocystéinémie, lupus érythémateux disséminé, drépanocytose, cancer.

 

 

Symptômes de TEA

 

Les femmes doivent être informées quen cas dapparition dun ou de plusieurs de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical quelles utilisent Lina Gynial.

 

-Les symptômes dun accident cérébrovasculaire peuvent inclure

· perte soudaine de sensibilité ou de force au niveau du visage, dun bras ou dune jambe, touchant une moitié du corps;

· confusion soudaine;

· élocution incompréhensible ou difficulté de compréhension;

· troubles subits de la vision dun ou des deux yeux;

· troubles subits de la marche;

· vertiges;

· troubles de léquilibre ou de la coordination;

· céphalées soudaines et sévères, ou de durée inhabituelle, de cause inconnue;

· perte de connaissance ou évanouissement avec ou sans épisode convulsif.

 

-Les symptômes de linfarctus du myocarde peuvent inclure

· douleurs, malaise, sensation de pression, sensation de pesanteur, sensation de serrement ou de tension dans la poitrine, le bras ou derrière le sternum;

· douleurs irradiant dans le dos, la mâchoire, le cou, le bras ou lestomac;

· sensation de réplétion, troubles gastriques ou réflexe nauséeux;

· sueurs, nausées, vomissements ou vertiges;

· faiblesse, angoisse ou essoufflement extrêmes;

· tachycardie ou arythmies.

 

-Autres symptômes d’une occlusion vasculaire peuvent inclure

· douleur soudaine, tuméfaction ou cyanose discrète dune extrémité;

· abdomen aigu.

 

Suspicion de prédisposition héréditaire ou acquise aux complications thromboemboliques

En cas de suspicion de prédisposition héréditaire ou acquise aux complications thromboemboliques, un examen de la coagulation sanguine doit être effectué par un spécialiste, qui, le cas échéant, peut demander une analyse de certains paramètres hémostatiques.

 

Maladies tumorales

Un risque augmenté de cancer du col de lutérus a été rapporté lors dune utilisation au long cours de CHC (>5 ans) dans quelques études épidémiologiques. Néanmoins, il fait toujours lobjet de discussions controversées dans la mesure où ce résultat est influencé par dautres facteurs, comme une infection par des papillomavirus humains (HPV) (facteur de risque le plus puissant), par la fréquence de la participation au screening du col de lutérus ou par le comportement sexuel.

 

Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques montre que le risque relatif (RR) de diagnostic de cancer du sein est légèrement augmenté chez les femmes qui utilisent des CHC (RR=1,24). Après larrêt de lutilisation des CHC, ce risque, initialement augmenté, ne cesse de diminuer et il nest plus décelable au bout de 10 ans. Étant donné que les cancers du sein sont rares avant lâge de 40 ans, laugmentation de la fréquence du diagnostic de cancer du sein chez les femmes qui utilisent un CHC ou en ont utilisé jusquà une date récente, est faible par rapport au risque de cancer du sein dans la population générale. Ces études ne prouvent pas de lien de causalité. Laugmentation du risque qui a été observée peut être liée à un dépistage plus précoce du cancer chez les utilisatrices de CHC, à des effets biologiques des CHC ou encore à la conjugaison de ces deux facteurs. Dune manière générale, les cancers du sein diagnostiqués étaient moins évolués, au moment du diagnostic, chez les femmes ayant utilisé un CHC que chez les femmes nen ayant jamais utilisé.

 

Pendant lutilisation de contraceptifs hormonaux, on a observé, rarement, des tumeurs hépatiques bénignes et, plus rarement encore, des tumeurs hépatiques malignes. Exceptionnellement, ces tumeurs ont induit des hémorragies intra-abdominales engageant le pronostic vital. Si une utilisatrice de Lina Gynial présente des douleurs vives au niveau de l’épigastre, une hépatomégalie ou des signes dhémorragie intra-abdominale, il faut envisager léventualité dune tumeur hépatique lors du diagnostic différentiel.

 

Troubles dépressifs

Les dépressions et humeurs dépressives sont connues comme étant des effets indésirables potentiels lors de lutilisation dhormones sexuelles, y compris de contraceptifs hormonaux (voir aussi la rubrique «Effets indésirables»). De tels troubles peuvent survenir peu de temps après le début du traitement. Une dépression peut être grave et représente un facteur de risque de suicide ou de comportement suicidaire. Les utilisatrices de contraceptifs hormonaux doivent donc être informées des symptômes possibles de troubles dépressifs. Il faut impérativement conseiller à lutilisatrice de sadresser immédiatement à un médecin si elle remarque des fluctuations dhumeur ou dautres symptômes de dépression lorsquelle utilise un contraceptif. Les utilisatrices ayant des antécédents de dépression sévère doivent être surveillées attentivement. En cas de réapparition détats dépressifs graves au cours de lutilisation de Lina Gynial, le traitement doit être interrompu.

 

Risques localisés

 

Pendant l’utilisation de Lina Gynial, on peut parfois noter une vaginite. Rien n’indique que le traitement d’une vaginite puisse perturber l’effet contraceptif de Lina Gynial ou que Lina Gynial influe sur l’effet du traitement de la vaginite.

 

On a rapporté de très rares cas d’incrustation de l’anneau dans le tissu vaginal, exigeant un retrait de l’anneau par un médecin. Dans de tels cas, un retrait peut être possible même sans incision du tissu vaginal recouvrant l’anneau par section de l’anneau à un endroit. Dans ce cas, on veillera à ce que l’anneau soit complètement retiré.

 

Dans de très rares cas, Lina Gynial a été accidentellement introduit dans l’urètre et a parfois atteint la vessie. C’est pourquoi un positionnement incorrect doit être envisagé en présence de symptômes d’une cystite.

 

Si une femme présente l’une des affections suivantes, il est possible qu’elle ne parvienne pas à placer correctement Lina Gynial ou qu’elle perde l’anneau: prolapsus du col utérin, cystocèle et/ou rectocèle, constipation intense ou chronique.

 

Syndrome du choc toxique (SCT): des cas de SCT affectant des utilisatrices de Lina Gynial ont été rapportés. Le SCT a été mis en relation avec l’utilisation de tampons et de certains moyens contraceptifs formant barrière. Dans certains cas, les utilisatrices de Lina Gynial en cause utilisaient également des tampons. Aucun lien de cause à effet n’a pu être établi entre l’utilisation de Lina Gynial et le SCT. Ce diagnostic doit toutefois être évoqué si une patiente présente des symptômes du SCT, et les examens et traitements médicaux nécessaires doivent être pratiqués.

 

II faut dire à la patiente que Lina Gynial ne protège ni contre les infections par le VIH (sida) ni contre les autres maladies sexuellement transmissibles.

 

Effets de l’éthinylestradiol et de l’étonogestrel sur le partenaire sexuel masculin

II n’existe pas d’études concernant l’intensité et l’impact pharmacologique éventuel d’une absorption d’éthinylestradiol et d’étonogestrel par le pénis sur le partenaire masculin.

 

Autres précautions

 

Des réactions dhypersensibilité telles quun angio-œdème et des réactions anaphylactiques ont été rapportées pendant lutilisation de Lina Gynial. Des estrogènes exogènes peuvent induire ou aggraver les symptômes de langio-œdème chez les femmes atteintes dun angio-œdème héréditaire et/ou acquis. En cas de soupçon dune telle réaction, il faut arrêter Lina Gynial et instaurer un traitement correspondant.

 

Les femmes utilisant un contraceptif hormonal ne doivent pas être traitées en même temps par des préparations contenant du millepertuis (Hypericum perforatum), car celui-ci peut entraver laction contraceptive. Des saignements intermenstruels et des cas isolés de grossesse non désirée lors de lutilisation concomitante de contraceptifs hormonaux oraux et de préparations de millepertuis ont été rapportés (voir aussi «Interactions»).

 

Chez les femmes atteintes dhypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux dhypertriglycéridémie, lutilisation de CHC peut augmenter le risque de pancréatite.

 

Bien quune légère augmentation de la tension artérielle pendant l’utilisation de CHC ait été assez fréquemment rapportée, des valeurs élevées cliniquement significatives sont rares. Si l’utilisation du CHC conduit à une augmentation cliniquement significative de la tension artérielle (confirmée par des mesures répétées), l’utilisation du CHC devra être arrêtée.

Dans les cas où lindication semble justifiée, on pourra envisager la réutilisation dun CHC, pour autant que la tension artérielle se soit normalisée (sous traitement).

 

Bien que lutilisation de CHC puisse être associée à des effets sur la résistance périphérique à linsuline et sur la tolérance au glucose, une modification du schéma thérapeutique ne semble pas nécessaire chez les femmes diabétiques utilisant des CHC faiblement dosés (contenant <0,050 mg déthinylestradiol). Les femmes diabétiques utilisant Lina Gynial doivent cependant être surveillées attentivement, surtout pendant les premiers mois de lutilisation.

 

Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent imposer un arrêt du CHC, jusquà ce que les valeurs hépatiques se soient normalisées. En cas de récidive dun ictère et/ou prurit cholestatique apparu pour la première fois pendant une grossesse ou lors dune prise antérieure dhormones stéroïdiennes sexuelles, il faut arrêter d’utiliser le CHC.

 

Chez des patientes atteintes dhépatite C qui utilisaient simultanément un CHC contenant de léthinylestradiol, on a observé, pendant lutilisation de lassociation de principes actifs employée dans les infections par le VHC ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, une élévation significativement plus fréquente de lALAT (y compris des cas délévation à des valeurs plus de cinq fois plus élevées, et dans des cas isolés, plus de vingt fois plus élevées que la limite supérieure de la normale) que chez des patientes qui étaient traitées exclusivement par les principes actifs antiviraux (voir «Interactions»). Des élévations similaires de lALAT ont également été observées sous médicaments anti-VHC contenant du glécaprévir/pibrentasvir ou du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir. Lutilisation de Lina Gynial doit donc être suspendue avant le début dun traitement par ces associations de principes actifs. À condition que les valeurs hépatiques soient normales, Lina Gynial peut à nouveau être utilisé au plus tôt 2 semaines ou, mieux encore, 4 semaines après larrêt des associations de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, glécaprévir/pibrentasvir ou sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir. Toutefois, lors dune période de moins de 4 semaines, lefficacité du CHC peut encore être compromise en raison des propriétés dinduction enzymatique du ritonavir. Une méthode barrière supplémentaire devrait donc être utilisée pendant 28 jours (voir ci-après sous «Interactions, Inducteurs enzymatiques»). Cela vaut en particulier lorsque lassociation ombitasvir/paritaprévir/ritonavir est co-administrée avec la ribavirine, un principe actif potentiellement tératogène.

 

Les affections suivantes peuvent survenir ou être aggravées pendant la grossesse ou lutilisation dun CHC, même si les données actuellement disponibles ne permettent pas dimputer une relation de causalité claire avec lutilisation dun CHC: ictère et/ou prurit cholestatique; cholélithiase; porphyrie; lupus érythémateux disséminé; syndrome hémolytique et urémique; chorée mineure; Herpes gestationis; surdité due à une otosclérose. L’utilisation de CHC a en outre été associée à des cas de maladie de Crohn et de colite ulcéreuse.

 

Chez les femmes prédisposées, lutilisation de CHC peut occasionnellement provoquer un chloasma, qui est encore renforcé par une exposition intense aux rayons solaires. Les femmes présentant une tendance au chloasma ne devraient donc pas sexposer à des rayonnements UV importants.

 

 

Interactions

 

Note: Lina Gynial ne doit pas être utilisé en même temps quun diaphragme, une cape cervicale ou un préservatif féminin.

Remarque: Les informations professionnelles concernant les médicaments utilisés en association devraient être consultées afin dexclure déventuelles interactions.

 

Influence dautres substances sur la pharmacocinétique des contraceptifs hormonaux

 

·Inducteurs enzymatiques

Des interactions entre contraceptifs hormonaux et médicaments induisant les enzymes microsomales (en particulier les enzymes du cytochrome P450), qui provoquent ainsi une clairance augmentée des hormones sexuelles, peuvent conduire à une diminution de leffet contraceptif et à des saignements intermenstruels. Cela vaut p. ex. pour les barbituriques, le bosentan, la carbamazépine, le felbamate, le modafinil, loxcarbazépine, la phénytoïne, la primidone, la rifabutine, la rifampicine et le topiramate ainsi que pour les médicaments contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).

 

Une induction enzymatique peut déjà survenir au bout de quelques jours de traitement. Linduction enzymatique maximale est en général observée après 2 à 3 semaines et peut persister pendant au moins 4 semaines ou plus après larrêt.

 

Les femmes traitées sur une courte période par un des médicaments mentionnés doivent provisoirement utiliser une méthode de contraception non hormonale en complément à Lina Gynial ou choisir une autre méthode contraceptive. La méthode barrière doit être poursuivie pendant toute l’utilisation concomitante des médicaments mentionnés et pendant encore 28 jours après larrêt de leur utilisation.

 

Si lutilisation concomitante dun inducteur enzymatique est poursuivie au-delà du cycle de trois semaines de lanneau, le prochain anneau doit être mis en place immédiatement, c'est-à-dire sans respecter la période sans anneau habituelle.

 

Dans le cas dun traitement au long cours par des médicaments qui entraînent une induction enzymatique hépatique, il convient dutiliser dautres méthodes contraceptives non hormonales fiables.

 

On sait en outre que différents inhibiteurs de la protéase du VIH/VHC (p. ex. le nelfinavir, le bocéprévir, le télaprévir) et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (p. ex. léfavirenz [voir ci-dessous], la névirapine), ainsi que leurs associations, peuvent entraîner une baisse ou une augmentation des concentrations plasmatiques en estrogènes ou progestatifs. Ces modifications peuvent être cliniquement significatives dans certains cas. Par exemple, une étude publiée a examiné l'effet dun traitement contenant de léfavirenz sur la pharmacocinétique dun implant sous-cutané contenant de létonogestrel. Chez les patientes séropositives pour le VIH sous traitement antirétroviral, la Cmax de létonogestrel était diminuée de 54% et lASC de 63% par rapport aux femmes qui ne recevaient pas une telle co-médication.

 

Les inhibiteurs des protéases en particulier, tels que le ritonavir ou le nelfinavir (y compris leurs associations) sont connus comme étant des inhibiteurs puissants du CYP3A4, mais en cas de co-administration avec des hormones stéroïdiennes, ils peuvent entraîner une induction enzymatique et provoquer une baisse des concentrations plasmatiques en estrogènes et progestatifs.

 

·Inhibiteurs enzymatiques

Les inhibiteurs puissants et modérés du CYP3A comme les antifongiques azolés (p. ex. itraconazole, voriconazole, posaconazole, fluconazole), les macrolides (clarithromycine, érythromycine), le cobicistat, le diltiazem, le vérapamil et le jus de pamplemousse peuvent augmenter les taux plasmatiques des estrogènes et/ou des progestatifs et entraîner des effets indésirables plus nombreux.

 

Interférence avec le métabolisme entéro-hépatique

 

En cas de prise concomitante et sur une courte durée (jusquà 10 jours) dantibiotiques qui ninteragissent pas avec le système enzymatique du CYP3A4, aucune interaction pharmacocinétique nest à prévoir. Il est cependant nécessaire davertir la patiente que dans certains cas, la maladie (p. ex. maladie vénérienne) contre laquelle lantibiotique est utilisé peut nécessiter en complément lutilisation dune méthode de contraception non hormonale.

 

En cas de co-médication de longue durée avec des antibiotiques (p. ex. en cas dostéomyélite ou de borréliose), les données dinteraction actuellement disponibles sont insuffisantes. Pour exclure avec certitude toute grossesse, il est dans de tels cas recommandé dutiliser en complément une méthode de contraception non hormonale pendant la durée de lantibiothérapie et pendant les 7 jours qui suivent la fin de ce traitement.

 

Influence des contraceptifs hormonaux sur la pharmacocinétique dautres medicaments

 

Les contraceptifs hormonaux peuvent, par différents mécanismes dinteraction, influer également sur la pharmacocinétique de certains autres médicaments: ils peuvent inhiber les enzymes hépatiques microsomaux ou induire la conjugaison hépatique, en particulier la glucuroconjugaison. Les concentrations plasmatiques ou tissulaires dautres médicaments peuvent par conséquent être soit augmentées (p. ex. la cyclosporine), soit diminuées (p. ex. la lamotrigine, voir ci-dessous). Par ailleurs, leffet pharmacologique des groupes médicamenteux suivants peut également être influencé: analgésiques, antidépresseurs, antidiabétiques, antimalariques, certaines benzodiazépines, certains bêtabloquants, corticostéroïdes, anticoagulants oraux et théophylline. Les modifications des taux plasmatiques résultant de ces interactions ne sont pas toujours cliniquement pertinentes.

 

Lamotrigine

Une étude sur linteraction avec la lamotrigine, un antiépileptique, et un contraceptif oral combiné (30 µg déthinylestradiol/150 µg de lévonorgestrel) a montré une hausse cliniquement significative de la clairance de la lamotrigine et une diminution significative des taux plasmatiques de lamotrigine lorsque ces médicaments sont administrés en même temps. Une telle diminution des concentrations plasmatiques peut saccompagner dune réduction du contrôle des crises. On ignore cependant dans quelle mesure ces résultats sont transposables à dautres contraceptifs combinés contenant un autre composant progestatif et/ou une autre dose destrogène ou une autre voie dadministration. Mais on peut partir du principe que ces préparations présentent un profil d’interactions comparable.

 

Lorsqu’un traitement par Lina Gynial est nouvellement instauré chez une patiente prenant de la lamotrigine, une adaptation de la dose de lamotrigine peut donc être nécessaire, et les concentrations de lamotrigine devraient être surveillées étroitement au début du traitement. En l’occurrence, il peut y avoir une hausse significative du taux de lamotrigine (selon les cas jusqu’à un niveau toxique) lors de l’arrêt de l’utilisation du contraceptif hormonal (ainsi que dans certains cas pendant la période de 7 jours de suspension de l’utilisation).

 

Interactions dont les mécanismes ne sont pas connus

 

Dans des études cliniques, on a observé lors de l’utilisation concomitante d’un CHC contenant de l’éthinylestradiol et de l’association des principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir, utilisés pour traiter les infections par le VHC, une élévation significativement plus fréquente de l’ALAT (y compris des cas d’élévation à des valeurs plus de cinq fois, dans des cas isolés, plus de 20 fois plus élevées que la limite supérieure de la normale [LSN]) que chez des patientes qui étaient traitées exclusivement par les principes actifs antiviraux. Des élévations similaires de l’ALAT ont également été observées sous médicaments anti-VHC contenant du glécaprévir/pibrentasvir ou du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir. L’utilisation de Lina Gynial doit donc être suspendue avant le début d’un traitement par une telle association antivirale (voir aussi «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).

 

Interactions locales

 

Au vu des données pharmacocinétiques, il semble peu vraisemblable que les antifongiques et spermicides utilisés par voie vaginale puissent modifier l’efficacité ou la sécurité d’emploi de Lina Gynial. Des cas de rupture de l’anneau ont cependant été rapportés lors de l’utilisation concomitante de médicaments par voie intravaginale (p. ex. des antifongiques) ou de lubrifiants (voir aussi «Posologie/Mode d’emploi», rupture de l’anneau).

 

Utilisation en même temps que d’autres méthodes contraceptives vaginales

 

Lina Gynial peut compromettre le placement et le positionnement corrects de certaines méthodes barrières féminines, tel qu’un diaphragme, une cape cervicale ou un préservatif féminin. Ces méthodes ne doivent pas être utilisées comme méthodes de recours avec Lina Gynial.

 

Utilisation concomitante de tampons

 

Des données pharmacocinétiques montrent que l’utilisation de tampons n’a pas d’influence sur l’absorption systémique des hormones libérées. Dans de rares cas, Lina Gynial peut être accidentellement expulsé lors du retrait d’un tampon (voir paragraphe «Posologie/Mode d’emploi» à la rubrique «Anneau temporairement hors du vagin (expulsion de l’anneau)»).

 

Grossesse, Allaitement

 

Grossesse

L’utilisation de Lina Gynial est contre-indiquée pendant la grossesse. Il faut donc exclure toute grossesse avant le début du traitement. Si une grossesse survient ou est suspectée lors de l’utilisation, Lina Gynial doit être retiré immédiatement et le médecin consulté.

 

Des études expérimentales animales suggèrent des risques pour le fœtus (voir aussi «Données précliniques»). La plupart des études épidémiologiques réalisées jusqu’ici n’ont toutefois montré aucun indice clair en faveur d’un effet embryotoxique ou tératogène lors de l’utilisation accidentelle d’associations d’estrogènes et de progestatifs pendant la grossesse.

 

Allaitement

Le médicament ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement, car il peut réduire la production de lait et modifier sa qualité; d’autre part, de faibles concentrations du principe actif peuvent être mesurées dans le lait. Des méthodes de contraception non hormonales devront si possible être utilisées jusqu’à ce que la mère ait complètement cessé d’allaiter.

 

Concernant le risque d’événements thromboemboliques chez la mère pendant la période puerpérale, voir la rubrique «Mises en garde et précautions».

 

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

 

Compte tenu de son profil pharmacodynamique, Lina Gynial ne devrait pas avoir d’influence sur l’aptitude à la conduite et à l’utilisation de machines.

 

Effets indésirables

 

Les effets indésirables les plus graves en rapport avec lutilisaton de CHC sont décrits dans la rubrique «Mises en garde et précautions» (voir ci-dessus). Les effets indésirables sérieux incluent en particulier des thromboembolies artérielles et veineuses.

 

Les effets indésirables les plus fréquents qui ont été rapportés dans les études cliniques lors de l’utilisation de Lina Gynial ont été les céphalées, la vaginite et les pertes vaginales (chacun chez 5-6% des utilisatrices). Les effets indésirables de l’utilisation de Lina Gynial observés pendant les études cliniques et au cours de la surveillance du marché sont énumérés ci-dessous par système d’organes et par ordre d’incidence. Les catégories d’incidence sont définies comme suit:

Fréquents (1/100, <1/10); occasionnels (1/1000, <1/100); rares (1/10 000, <1/1000) et fréquence inconnue (essentiellement sur la base dannonces spontanées issues de la surveillance du marché: la fréquence exacte ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).

 

Infections et infestations

Fréquents: candidose vaginale, infection mycotique vulvovaginale.

Occasionnels: cervicite, infection des voies urinaires, infection fongique, infection vaginale (p. ex. vaginite bactérienne).

 

Affections du système immunitaire

Rares: réactions d’hypersensibilité (y compris angio-œdème et réaction anaphylactique).

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquents: prise de poids.

Occasionnels: augmentation de l’appétit.

 

Affections psychiatriques

Fréquents: dépression, diminution de la libido.

Occasionnels: anxiété, modifications de l’humeur, fluctuations d’humeur.

 

Affections du système nerveux

Fréquents: céphalées, migraine.

Occasionnels: vertiges, hypoesthésies.

 

Affections oculaires

Occasionnels: troubles visuels.

 

Affections vasculaires

Occasionnels: bouffées de chaleur, hypertension.

Rares: thromboembolie veineuse (p. ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire), thromboembolie artérielle (p. ex. accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde).

 

Affections gastro-intestinales

Fréquents: douleurs abdominales, nausées.

Occasionnels: vomissements, abdomen distendu, diarrhée, constipation.

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents: acné.

Occasionnels: exanthème, alopécie, eczéma, prurit, urticaire.

 

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Occasionnels: douleurs dorsales, crampes musculaires, douleurs dans les extrémités.

 

Affections du rein et des voies urinaires

Occasionnels: dysurie, impériosité mictionnelle, pollakiurie.

 

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquents: douleurs au bas-ventre, sensibilité mammaire, dysménorrhée, pertes vaginales, prurit génital.

Occasionnels: troubles mammaires, ménorragie, métrorragie, aménorrhée, troubles vulvo-vaginaux (p. ex. sécheresse vulvo-vaginale, sensation de brûlure dans le vagin, douleurs vaginales, odeur vaginale), crampes utérines, hypertrophie mammaire, syndrome prémenstruel, lésions fibrokystiques du sein, dyspareunie, saignements coïtaux, ectropion du col utérin, polypes cervicaux.

Rares: galactorrhée, troubles fonctionnels du pénis (y compris réactions locales du pénis) chez le partenaire.

 

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquents: sensation de corps étranger, expulsion de l’anneau.

Occasionnels: malaise, asthénie, irritabilité, complications dues à l’anneau (p. ex. difficultés lors de l’introduction et/ou du retrait de l’anneau), anneau rompu, œdèmes.

Fréquence inconnue: lésions vaginales en lien avec un anneau rompu.

 

L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne EIViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

 

Surdosage

 

On n’a jamais signalé de conséquences graves d’un surdosage en contraceptifs hormonaux. En cas de surdosage, on peut noter les symptômes suivants: nausées, vomissements et hémorragies vaginales. Ces dernières peuvent apparaître après une utilisation accidentelle de la préparation, même chez des jeunes filles qui nont pas encore eu leurs premières règles. Comme on ne connaît aucun antidote, le traitement doit être symptomatique.

 

Propriétés/Effets

 

Code ATC

 

G02BB01

 

Mécanisme d’action

 

Lina Gynial est un contraceptif hormonal à usage vaginal dont les principes actifs sont l’étonogestrel et l’éthinylestradiol. L’étonogestrel (ENG, 3-céto-désogestrel) est le métabolite biologiquement actif du désogestrel, un progestatif dérivé de la 19-nortestostérone, qui se lie avec une forte affinité aux récepteurs des progestatifs dans les organes cibles. L’éthinylestradiol (EE) est un estrogène qui entre dans la composition de nombreux contraceptifs.

 

Comme pour tous les contraceptifs hormonaux combinés (CHC), l’action contraceptive de Lina Gynial repose sur différents facteurs dont les plus importants sont le blocage de l’ovulation et la modification de la glaire cervicale. En outre, l’endomètre offre des conditions défavorables à une nidation en raison des altérations morphologiques et enzymatiques qu’il subit. Enfin, du fait des modifications hormonales induites par le CHC, les cycles deviennent plus réguliers et les saignements moins abondants.

 

Pharmacodynamique

 

Aucune donnée.

 

Efficacité clinique

 

Des études cliniques ont été menées chez des femmes âgées de 18 à 40 ans dans le monde entier. Dans ces études, l’indice de Pearl (IP) moyen s’élevait, compte tenu des erreurs d’utilisation et des erreurs de méthode, à 0,96 (IC à 95%: 0,64-1,39). Compte tenu uniquement des erreurs de méthode, l’IP est de 0,64 (IC à 95%: 0,35-1,07). L’indice de Pearl de Lina Gynial est donc comparable à celui des contraceptifs oraux combinés.

 

Caractéristiques des hémorragies

Une vaste étude comparative de contraceptifs oraux contenant 150/30 µg de lévonorgestrel/éthinylestradiol (n=512 vs n=518) destinée à évaluer les caractéristiques des hémorragies pendant 13 cycles a montré une faible incidence des suintements hémorragiques ou des hémorragies en cours de cycle (2,0-6,4%) pendant l’utilisation de Lina Gynial. En outre, chez la plupart des femmes (58,8-72,8%), les hémorragies vaginales sont survenues exclusivement pendant la période sans anneau.

Effets sur la densité osseuse

L’influence de Lina Gynial sur la densité osseuse (n=76) a été comparée à celle d’un DIU non hormonal (n=31) pendant deux ans. Aucun effet indésirable sur la densité osseuse n’a été observé.

 

Pharmacocinétique

 

Absorption

 

Étonogestrel (ENG)

L’ENG libéré par Lina Gynial est rapidement absorbé par la muqueuse vaginale. Des concentrations sériques maximales d’environ 1700 pg/ml d’ENG sont atteintes environ 1 semaine après la mise en place de l’anneau. Il existe de légères fluctuations des taux sériques, ces derniers diminuent lentement à 1600 pg/ml après 1 semaine, 1500 pg/ml après 2 semaines et 1400 pg/ml au bout de 3 semaines. La biodisponibilité absolue de l’ENG est d’environ 100% et est donc plus élevée qu’après l’administration orale de désogestrel. Chez quelques utilisatrices (n=8) de Lina Gynial ou d’un contraceptif combiné oral contenant 0,15 mg de désogestrel et 0,02 mg d’éthinylestradiol, on a déterminé les concentrations cervicales et intra-utérines d’étonogestrel. Ces concentrations étaient comparables entre les deux produits.

 

Éthinylestradiol (EE)

L’EE libéré par Lina Gynial est rapidement absorbé par la muqueuse vaginale. Les concentrations sériques maximales, d’environ 35 pg/ml, ont été atteintes trois jours après la mise en place de l’anneau. Après 1 semaine, les concentrations sont tombées à 19 pg/ml; au moment du retrait de l’anneau, après trois semaines, elles étaient encore de 18 pg/ml environ. L’ASC sur un mois a été calculée à 10,9 ng×h/ml.

 

La biodisponibilité absolue est d’environ 56%, et comparable à celle obtenue après l’administration orale d’EE.

 

Chez quelques utilisatrices (n=8) de Lina Gynial ou d’un contraceptif combiné oral contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,020 mg d’éthinylestradiol, on a déterminé des concentrations cervicales et intra-utérines d’éthinylestradiol. Les concentrations trouvées étaient comparables.

 

Distribution

 

Étonogestrel (ENG)

L’ENG se lie à la sérumalbumine et à la SHBG (globuline fixant les hormones sexuelles). Seuls 2 à 4% de la concentration sérique totale se trouvent sous forme de stéroïde libre, 40-70% sont spécifiquement liés à la SHBG, avec une forte affinité. L’augmentation de la concentration de SHBG induite par l’éthinylestradiol modifie le taux relatif de liaison aux protéines sériques, ce qui conduit à une augmentation de la liaison à la SHBG, à une diminution de la liaison à l’albumine et à une diminution de la fraction libre. Le volume de distribution apparent de l’ENG est de 2,3 l/kg.

 

Éthinylestradiol (EE)

L’EE est très fortement lié à la sérumalbumine (env. 98,5%), mais de façon non spécifique, et il induit une augmentation de la concentration sérique de SHBG. Le volume apparent de distribution est d’env. 15 I/kg.

 

Métabolisme

 

Étonogestrel (ENG)

Dans le foie, l’étonogestrel est hydroxylé et réduit par l’iso-enzyme CYP3A4 et conjugué à des sulfates et des glucuronides. Les métabolites sont inactifs. Aucune interaction métabolique n’a été observée lors de l’administration concomitante d’éthinylestradiol (EE).

 

Éthinylestradiol (EE)

L’EE est essentiellement métabolisé par hydroxylation aromatique, ce qui aboutit à la formation de nombreux métabolites hydroxylés et méthylés. Ces derniers se trouvent sous forme libre ou sous forme de sulfoconjugués et glucuronoconjugués. Le cytochrome 3A4 joue un rôle déterminant dans le métabolisme.

 

Elimination

 

Étonogestrel (ENG)

Les taux sériques d’ENG diminuent selon un processus biphasique, avec une demi-vie terminale d’env. 29 heures. La clairance plasmatique apparente est d’env. 3,5 l/h. L’ENG et ses métabolites sont excrétés dans les urines et les selles dans une proportion d’environ 1,7:1. La demi-vie d’élimination des métabolites est d’env. 6 jours.

 

Éthinylestradiol (EE)

Les taux sériques d’EE diminuent selon un processus biphasique, avec une demi-vie terminale moyenne d’environ 34 heures (importantes variations individuelles). La clairance apparente est d’environ 35 l/h. L’éthinylestradiol est totalement métabolisé et n’est pas excrété sous forme inchangée; les métabolites sont excrétés par voies rénale et biliaire dans la proportion de 1,3:1. La demi-vie des métabolites est d’environ 1,5 jour. Les conjugués sont métabolisés selon un cycle entéro-hépatique.

 

Cinétique pour certains groupes de patients

 

Troubles de la fonction hépatique

Aucune étude n’a été effectuée sur les répercussions éventuelles d’une insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de Lina Gynial. On sait toutefois que les hormones stéroïdiennes sont métabolisées plus lentement chez les patients atteints d’insuffisance hépatique.

 

Troubles de la fonction rénale

Aucune étude n’a été menée sur les effets éventuels d’une insuffisance rénale sur la pharmacocinétique de Lina Gynial.

 

Enfants et adolescents

La pharmacocinétique de Lina Gynial a été étudiée exclusivement chez les adultes.

 

Données précliniques

 

Les études précliniques visant à évaluer la toxicité de doses répétées de contraceptifs oraux combinés, la génotoxicité et le potentiel cancérogène ainsi que les études de la toxicité sur la reproduction n’ont révélé aucun signe clair de risques particuliers pour l’espèce humaine.

 

Chez l’animal, l’éthinylestradiol a eu un effet embryolétal, même à des doses relativement faibles; on a observé des malformations urogénitales et une féminisation des fœtus mâles. Chez l’animal, les substances de type progestatif ont un effet embryolétal; à fortes doses, elles ont un effet virilisant sur les fœtus femelles. Les études de toxicité sur la reproduction menées chez le rat, la souris et le lapin n’ont montré aucun signe d’effet tératogène. Pour les risques chez l’espèce humaine, voir le paragraphe «Grossesse, Allaitement».

 

Remarques particulières

 

Influence sur les méthodes de diagnostic

 

Les stéroïdes contraceptifs peuvent influer sur les résultats de certains examens de laboratoire, tels que paramètres biochimiques de la fonction hépatique, thyroïdienne, surrénalienne et rénale, taux plasmatiques des protéines (de transport) et lipides/fractions de lipoprotéines et paramètres du métabolisme glucidique, de la coagulation et de la fibrinolyse. En général, ces modifications restent comprises dans les limites de la fourchette normale.

 

Stabilité

 

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.

 

Remarques particulières concernant le stockage

Ne pas conserver au-dessus de 25°C. Conserver dans l’emballage d’origine afin de protéger le contenu de la lumière.

Conserver hors de portée des enfants.

 

Remarques concernant la manipulation

 

Après le retrait, il faut replacer Lina Gynial dans le sachet refermable et le jeter dans les ordures ménagères afin d’éviter que des personnes puissent entrer en contact avec lui accidentellement. Ne pas jeter Lina Gynial dans les toilettes.

 

Numéro d’autorisation

 

68275

 

Présentation

 

Lina Gynial est emballé dans un sachet refermable et imperméable à l’eau.

Emballage de 1 anneau [B]

Emballage de 3 anneaux [B]

Emballage de 6anneaux [B]

 

Titulaire de l’autorisation

 

Gynial AG, CH-6343 Risch

 

Mise à jour de l’information

 

Juin 2022